L’article L511-5 du Code monétaire et financier prévoit un monopole bancaire au bénéfice des établissements de crédit.
Toutefois, les articles L511-6 et L511-7 prévoient des exemptions à caractère général ou à finalité plus spéciale.
Les exemptions générales
Sont exemptées du monopole légal, et peuvent donc réaliser toutes les opérations de banque sans être expressément agréées à cet effet :
- Les institutions et services énumérés à l’article L518-1 du Code monétaire et financier, c’est-à-dire les opérations effectuées par le Trésor public, la Banque de France, La Poste, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer, l’Institut d’émission d’outre-mer et la Caisse des dépôts et consignations.
- Les entreprises régies par le Code des assurances ;
- Les sociétés de réassurance ;
- Les institutions de prévoyance ;
- Les fonds de retraite professionnelle supplémentaire ;
- Les mutuelles ou unions de retraite professionnelle supplémentaire ;
- Les entreprises d’investissement ;
- Les organismes collecteurs de la participation des employeurs à l’effort de construction pour les opérations prévues par le Code de la construction et de l’habitation ;
- Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières ;
- Certains fonds d’investissement alternatifs.
Les exemptions spéciales
De plus, le monopole bancaire ne s’applique pas aux opérations de crédit réalisées par certains organismes.
L’objectif est de permettre à certaines entreprises ou personnes exclues du financement bancaire traditionnel de trouver des sources de financement.
Ces exemptions découlent de l’absence de droit au crédit.
- Les organismes sans but lucratif ;
Les prêts consentis peuvent tout de même être onéreux. - Les organismes qui consentent, à titre accessoire à leur activité de constructeur ou de prestataire de services, consentent à des personnes physiques accédant à la propriété le paiement différé du prix des logements acquis ou suscrits par elles.
Objectif : faciliter l’accession à la propriété. - Les entreprises qui consentent des avances sur salaires ou des prêts à caractère exceptionnel pour des motifs d’ordre social à leurs salariés.
- Les associations sans but lucratif octroyant des micro-crédits.
- Les personnes morales consentent des prêts participatifs.
- Les personnes physiques ou morales octroyant des prêts à des fins de financement participatif.
- Les opérations s’insérant dans des relations interentreprises : opérations de trésorerie intra-groupe, crédits interentreprises, contrats de location de logements assortis d’une option d’achat…
- Les entreprises consentant des prêts à des salariés pour l’acquisition de titres (plans d’épargne de groupe).
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